La discipline a débuté dans les années 1980 au Japon. L'interprétation moderne du drift a pour origine
une forme de courses de rue illégales pratiquées par les Zoku (prononcer « zo-kou ») sur les routes
sinueuses de montagne et appelées « Touge » ou « Tôge » (prononcer « to-gué »). Le pilote japonais
Keiichi Tsuchiya (surnommé aujourd'hui le « Drift King »), lui-même inspiré par la technique particulière
de pilotage de Kunimitsu Takahashi, ancien pilote motocycliste courant dans le championnat du Japon des
voitures de tourisme (JTCC) dans les années 1970, a pratiqué le drift lors d'épreuves illégales en montagne
(Tôges) puis participé au lancement de la discipline sur circuit en 1988. En France, le Drift a été importé
par le pilote de rally, Tony Jouin. Cofondateur de la Fédération Française de Drift.
Le drift (en anglais drifting, « dérive ») est une discipline de sport automobile dans laquelle le pilote
contrôle le véhicule pour qu'il glisse d'un côté à l'autre de la piste bitumée. L'épreuve se déroule devant
des juges : sont notés la trajectoire, la vitesse, l'angle d'attaque et le style. Les voitures de drift sont
des propulsions compactes et des coupés sport de moyen gabarit, parfois des quatre roues motrices transformées
en propulsion. Il s'agit également généralement de voitures de marques japonaises (pays d'où le drift est
originaire), ce qui fait que de nombreuses voitures ont le volant à droite car elles sont adaptées à une
conduite à gauche. Le but est d'envoyer le plus de puissance possible aux roues arrière afin de réduire leur
adhérence à la piste et ainsi glisser en faisant accélérer la voiture. Le drift doit être maintenu tout le long
du virage en utilisant presque toute la puissance du véhicule, un freinage bien calibré et un survirage très
précis.